Les pièges du dopage en salle de sport

Parce que la prise de masse musculaire est un processus lent, amateurs et professionnels sont tentés de recourir à des produits dopants qui vont décupler leurs performances physiques. Et c’est dans les salles de sport que les pièges sont les plus difficiles à éviter, car vous êtes en compétition avec d’autres personnes qui ont facilement de bons résultats dans un délai limité. Toutefois, ces substances n’ont pas que des vertus et les effets secondaires sont parfois irrémédiables.

Le dopage, une réalité dans les salles de sport

Les tout premiers cas de dopage ont été enregistrés dans les années 1980, notamment avec les trafics de stéroïdes dans les salles de sport. Et depuis, le phénomène ne cesse de se répandre, touchant également les amateurs qui viennent en salle de sport pour avoir un corps de rêve le plus rapidement possible. Ainsi, ils ne reculent devant rien pour atteindre leur objectif, quitte à prendre un cocktail de compléments dopants.

Cependant, les sportifs amateurs ne sont pas soumis à un suivi médical strict et ignorent tout sur les limites et les effets négatifs du dopage. L’auto-administration de substances dopantes est donc un réel danger, car pour avoir de bons résultats, ils seront tentés d’en consommer encore plus, et ce, en ayant tendance à ignorer les effets secondaires alarmants.

Quels sont les produits à effet dopants et leur conséquence ?

Pour se muscler, augmenter la force physique, l’endurance et les performances, les sportifs amateurs qui fréquentent les salles de sports n’hésitent pas à consommer différents produits anabolisants qui ont un effet immédiat. Mais comme pour tous les médicaments et les substances douteuses, il y a toujours un risque encouru, comme la stérilité ou les maladies cardio-vasculaires. Quelques substances dopantes dangereuses qui circulent chez les amateurs qui vont en salles de sport.

La testostérone

Parmi les stéroïdes anabolisants les plus consommés, la testostérone figure en haut de la liste. Il s’agit d’une hormone masculine qui va favoriser la croissance des muscles, accélérer la récupération et augmenter l’endurance dans les séances d’entrainement intensives. Par contre, il va engendrer des œdèmes ou des rétentions d’eau dans les muscles, une hausse du taux de calcium dans le sang, diminuer la production de spermatozoïdes chez les hommes et dérégler l’activité hormonale chez les femmes qui en subissent les effets virilisants. D’autres stéroïdes anabolisants sont des versions modifiées de testostérones sous forme de gélules plus faciles à avaler type Dianabol, mais qui vont provoquer différents troubles comme l’hypertension artérielle, l’hépatite, l’infarctus du myocarde et le diabète.

Le clenbutérol

Le clenbutérol est un produit exploité les vétérinaires, mais qui a été détourné par les adeptes de musculation pour éliminer facilement les graisses et former la masse musculaire. Parce que le produit cible le système nerveux responsable de la gestion des fonctions biologiques et des organes, les principaux risques sont le dérèglement du rythme cardiaque avec des palpitations, des spasmes musculaires et des tremblements à la clé. L’on redoute aussi les gênes respiratoires, l’anxiété et les œdèmes.

L’éphédrine

L’éphédrine est une substance stimulante qui aide à améliorer les performances physiques, le mental et la motivation. Mais elle provoque aussi des accidents vasculaires cérébraux, des troubles du sommeil, des soucis d’ordre neurologique et cardiaque.

Les substances dopantes secondaires

Pour éviter de se faire contrôler positifs aux produits dopants, les sportifs amateurs privilégient les substances secondaires tels que les modulateurs hormonaux et métaboliques qui limitent les effets féminisants de la testostérone (poussée de seins). Parmi les risques encourus, il y a la fatigue intense, les douleurs des articulations, la baisse de la densité osseuse et les caillots dans le sang. Pour prévenir les œdèmes, les sportifs consomment souvent des diurétiques à l’origine des déshydratations, des crampes et des soucis d’insuffisance rénale. Mais surtout, le cocktail de produits dopants est très toxique pour l’organisme et il vaut mieux éviter leur consommation en salle de sport.